08.10.2007

Communiqué de Résistance au String

Le moyen-âge a été le théâtre du sexocide des « sorcières », le dix-neuvième siècle en était encore à se demander si les femmes avaient une âme ; il a fallu l’opportunisme d’un général pour qu’elles obtiennent le droit de vote au vingtième, une révolution pour avoir accès à la contraception et un manifeste de salopes revendiquées pour légaliser l’avortement.
Vingt siècles de luttes et de maltraitance, vingt siècles d’avancées lentes et dérisoires pour en arriver au string.

Une ficelle et de la dentelle comme symbole de la domination masculine récurrente. Si Bourdieu parlait de la mini jupe comme du corset invisible, c’est parce qu’il est mort avant l’avènement de cette horreur imposée aux femmes à coup de marketing. Celles qui y ont succombées parlent de confort. Quel confort ? Celui de l’échauffement entre les fesses quand on a une vie active ailleurs que dans une voiture et assise à un bureau ? Le confort d’être regardée comme un objet prêt à consommer servi dans un emballage libidineux ? Louise Michel eut-elle gravie les barricades munie de cet accessoire ?

Cet objet inutile et bizarre apparait comme le symbole de l’acceptation résignée de la soumission des femmes au désir des hommes. Des gamines de douze ans quittent prématurément l’enfance en l’enfilant, les femmes de soixante essaient d’en paraitre quarante de moins en l’exhibant, et celles prétendument matures cèdent aux caprices consuméristes des hommes éveillés à la sexualité par la pornographie.

Discours rétrograde ?

Les belles que décrit Shéhérazade devaient onduler du string pour rester en vie. Aujourd’hui les femmes doivent le porter pour exister. Quelle merveilleuse avancée !

Commentaires

Regroupons nous au sein du CRS (Comité de Refus du String...)

Ecrit par : Dremail | 09.10.2007

Merci pour ton discours qui m'apporte du réconfort dans mes idées.

Ecrit par : emma | 01.11.2007

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